RGDU 2026 : tout savoir sur la nouvelle réduction de cotisations

Temps de lecture : 10 minutes

💡 L’essentiel sur la RGDU 2026 (TL;DR)

La Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) remplace la réduction Fillon au 1er janvier 2026. Ce dispositif unifie les allègements de cotisations (santé, famille, retraite) en une formule unique.

  • Plafond étendu : Éligibilité jusqu’à 3 SMIC (contre 1,6 SMIC auparavant), favorisant les salaires intermédiaires.
  • Nouvelle formule : Calcul basé sur un coefficient de puissance 1,75, rendant la dégressivité plus progressive.
  • Paramètres clés : Coefficient maximal de 0,3973 (< 50 salariés) ou 0,4013 (≥ 50 salariés).
  • Impact budgétaire : Économies accrues entre 1,6 et 3 SMIC, mais légère hausse du coût pour les salaires au niveau du SMIC.
  • Mise en conformité : Mise à jour DSN obligatoire dès janvier 2026.

La Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) entre en vigueur le 1er janvier 2026 et remplace définitivement la réduction Fillon. Ce nouveau dispositif unifie les allègements de cotisations patronales avec un plafond étendu à 3 SMIC contre 1,6 SMIC actuellement. La RGDU transforme le calcul des charges sociales pour toutes les entreprises françaises. Cette réforme majeure nécessite une adaptation des processus de paie et impacte directement votre budget social.

Qu'est-ce que la RGDU ?

Définition de la réduction générale dégressive unique

La réduction générale dégressive unique fusionne trois mécanismes d’allègement distincts en un seul dispositif. Elle rassemble la réduction générale des cotisations patronales, les taux réduits d’assurance maladie et les taux réduits d’allocations familiales sous une formule de calcul commune.

Cette réduction unique s’applique aux rémunérations jusqu’à 3 SMIC et suit un principe dégressif : maximale au niveau du SMIC, elle diminue progressivement jusqu’à devenir nulle à 3 SMIC. Le coefficient de réduction varie selon l’effectif de l’entreprise, atteignant 39,73% pour les structures de moins de 50 salariés et 40,13% au-delà.

Contrairement aux anciens mécanismes séparés, la RGDU centralise le calcul sur une rémunération annuelle brute unique. Les logiciels de paie appliquent désormais une seule formule mathématique intégrant un coefficient de puissance de 1,75 pour renforcer la dégressivité.

Différences entre RGDU et réduction Fillon

Le point de sortie constitue la modification la plus significative : la RGDU couvre désormais les salaires jusqu’à 3 SMIC contre 1,6 SMIC pour l’ancienne réduction Fillon. Cette extension bénéficie aux salariés intermédiaires précédemment exclus des allègements.

La suppression des taux réduits d’assurance maladie et d’allocations familiales transforme radicalement le calcul. Les employeurs perdent ces avantages spécifiques mais gagnent une formule unifiée intégrant tous les allègements. Le nouveau coefficient de puissance 1,75 rend la dégressivité plus progressive, limitant les effets de seuil qui pénalisaient les augmentations salariales.

Pour un salaire à 2 SMIC par exemple, l’employeur économise 14% de cotisations avec la RGDU contre 12,5% auparavant. Cette évolution favorise les entreprises valorisant les progressions de rémunération tout en simplifiant les démarches administratives.

Calendrier d'entrée en vigueur 2026

Le décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 officialise les paramètres définitifs de la RGDU. Publié au Journal officiel du 1er janvier 2026, ce texte précise les nouvelles valeurs du coefficient Tδ et ajuste la fraction de cotisation AT/MP intégrée dans le dispositif.

Les entreprises disposent désormais de tous les éléments pour paramétrer leurs logiciels de paie. La mise en œuvre s’applique aux rémunérations versées pour les périodes d’activité courant à partir du 1er janvier 2026, sans période de transition.

Les nouvelles rubriques DSN entrent simultanément en service pour faciliter les contrôles URSSAF. Cette synchronisation garantit une application homogène du dispositif sur l’ensemble du territoire français dès les premières déclarations de janvier.

Comment calculer la RGDU en 2026 ?

Formule de calcul et paramètres SMIC

La formule mathématique de la RGDU s’articule autour de trois paramètres fondamentaux :

C = Tmin + (Tδ × [ ½ × ( (3 × SMICannuel / Rem. Annuellebrute) – 1 ) ] 1,75)

Le paramètre Tmin s’établit à 0,0200, garantissant un seuil minimal d’exonération de 2% pour toutes les rémunérations inférieures à 3 SMIC.

La valeur Tδ varie selon l’effectif : 0,3973 pour les entreprises de moins de 50 salariés et 0,4013 au-delà, intégrant la contribution fnal spécifique. L’exposant P fixé à 1,75 modélise la courbe de dégressivité.

Pour 2026, le SMIC de référence correspond à 21 876,40 € annuels (12,02 € horaires × 1 820 heures). Cette valeur maximale du coefficient s’adapte automatiquement aux évolutions du SMIC en cours d’année, impactant directement le calcul mensuel des allègements.

Simulateur et exemple concret de calcul

Prenons le cas d’un salarié rémunéré 35 000 € bruts annuels dans une entreprise de 30 salariés. Le coefficient C se calcule comme suit :

Tmin (0,0200) + Tδ (0,3973) × [ ½ × ( (3 × 21 876,40 / 35 000) – 1 ) ] 1,75

Le rapport rémunération/SMIC donne 1,60, soit un coefficient final de 0,2985.

Cette entreprise bénéficie donc d’une réduction annuelle de 3 137 € sur les cotisations patronales de ce salarié (35 000 × 0,2985 × 30%). Comparé à l’ancien système, cette rémunération génère 450 € d’économies supplémentaires grâce à l’extension du dispositif.

Le simulateur URSSAF permet de vérifier ces calculs automatiquement. Vous saisissez la rémunération brute, l’effectif et obtenez instantanément le montant de la réduction applicable pour anticiper vos charges sociales annuelles.

Rémunération brute éligible et plafonds

Le dispositif concerne les salariés titulaires d’un contrat de travail dont la rémunération annuelle brute n’excède pas 65 629,20 € (3 SMIC). Cette assiette intègre tous les éléments soumis à cotisations : salaire de base, primes, avantages en nature et heures supplémentaires.

La prime de partage de la valeur doit désormais être incluse dans le calcul, même si elle bénéficie d’exonérations spécifiques. Les remboursements de frais professionnels restent exclus de la base de calcul.

Pour les salariés à temps partiel, le plafond se réduit proportionnellement à la durée travaillée. Un salarié à 80% peut ainsi bénéficier de la réduction jusqu’à 52 503,36 € bruts annuels. Les entreprises utilisant la déduction forfaitaire spécifique conservent cette possibilité, sous réserve du plafonnement à 130% de la réduction calculée sans abattement.

Qu'est-ce qu'un allègement de cotisation employeur ?

Principe des exonérations cotisations patronales

Les allègements de charges sociales visent à réduire le coût du travail pour stimuler l’emploi, particulièrement sur les bas salaires. Ce mécanisme économique encourage les entreprises à embaucher en diminuant l’écart entre le salaire net perçu par le salarié et le coût total supporté par l’employeur.

Le dispositif RGDU s’inscrit dans cette logique d’incitation à l’emploi tout en préservant le financement de la sécurité sociale. L’État compense partiellement les cotisations non perçues pour maintenir l’équilibre des régimes sociaux, notamment la retraite complémentaire et l’assurance maladie.

Cette approche dégressive favorise les progressions salariales sans créer d’effets de seuil brutaux. Les entreprises peuvent ainsi valoriser leurs salariés tout en maîtrisant leurs charges, créant un cercle vertueux pour l’économie française et l’emploi durable.

Charges patronales concernées par la RGDU

La RGDU couvre un périmètre élargi de cotisations sociales par rapport à l’ancien système. Elle s’applique désormais aux cotisations de sécurité sociale (maladie, maternité, invalidité, décès), à l’assurance vieillesse du régime général, aux contributions d’assurance chômage et aux cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO.

Une nouveauté majeure concerne l’intégration d’une fraction de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) dans le calcul. Les cotisations d’allocations familiales bénéficient également de cette réduction unifiée, remplaçant définitivement les anciens taux réduits.

Les entreprises du secteur de l’aide à domicile conservent leurs spécificités : la RGDU peut se cumuler avec l’exonération spécifique « aide à domicile » pour la partie de rémunération non couverte par cette dernière. Cette compatibilité préserve les avantages sectoriels existants tout en simplifiant la gestion administrative.

Conditions d'éligibilité des salariés

Le dispositif exige que les salariés soient liés par un contrat de travail donnant lieu à affiliation au régime d’assurance chômage. Cette obligation légale constitue le critère fondamental pour bénéficier de la réduction.

Certaines catégories restent exclues du champ d’application. Les dirigeants sans contrat de travail, affiliés directement au régime général, ne peuvent prétendre à la RGDU. Les stagiaires et titulaires de conventions de stage sont également écartés du dispositif, quelle que soit leur rémunération.

La place de la RGDU s’étend aux salariés expatriés uniquement s’ils cotisent à l’assurance chômage française. Les travailleurs détachés temporairement bénéficient du dispositif pendant leur mission, sous réserve du maintien de leurs cotisations sociales françaises.

Pour les contrats à durée déterminée et les missions d’intérim, l’éligibilité s’apprécie au cas par cas. Le résultat dépend de la nature du contrat et de l’obligation d’affiliation à l’assurance chômage de l’entreprise utilisatrice ou de l’agence de travail temporaire.

Secteurs et cas particuliers

RGDU pour les apprentis et contrats spéciaux

Les apprentis intègrent désormais le champ d’application de la RGDU depuis janvier 2026, marquant une évolution majeure de leur régime social. Leur rémunération, même inférieure au SMIC, ouvre droit à la réduction générale dégressive unique pour l’employeur.

Cette intégration compense partiellement la suppression des taux réduits de cotisations maladie et allocations familiales dont bénéficiaient auparavant les contrats d’apprentissage. Un apprenti rémunéré 800 € mensuels génère ainsi une économie de charges d’environ 180 € pour son employeur grâce à la RGDU.

Les contrats de professionnalisation suivent la même logique d’inclusion dans le nouveau dispositif. Les entreprises formatrices peuvent cumuler cette réduction avec l’aide unique à l’apprentissage de 5 000 €, portée à 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap. Cette double incitation financière maintient l’attractivité de l’alternance malgré les modifications réglementaires récentes.

Zones prioritaires et dispositifs maintenus

Plusieurs exonérations géographiques spécifiques échappent à l’unification RGDU et conservent leurs avantages propres. Les employeurs des départements et régions d’outre-mer (LODEOM) gardent leurs réductions dégressives avec référence au coefficient T, préservant ainsi leurs spécificités territoriales.

Les zones de revitalisation rurale (ZRR), zones franches urbaines (ZFU) et zones de restructuration de la défense (ZRD) maintiennent leurs exonérations zonées distinctes. Ces territoires prioritaires bénéficient d’un traitement particulier qui coexiste avec la nouvelle réglementation générale.

Le secteur agricole conserve également ses dispositifs : l’exonération TO-DE pour l’embauche de travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi reste applicable. Les entreprises de ces zones peuvent ainsi optimiser leurs allègements en combinant judicieusement RGDU et exonérations territoriales selon les profils de leurs salariés.

Entreprises de moins de 50 salariés

Les structures employant moins de 50 salariés bénéficient d’un coefficient maximal spécifique de 0,3973 pour 2026, légèrement inférieur à celui des grandes entreprises. Cette différenciation s’explique par l’application du taux FNAL réduit à 0,10% contre 0,50% pour les employeurs de taille supérieure.

Concrètement, un salarié au SMIC génère une économie d’environ 725 € de charges patronales annuelles grâce à la RGDU. Cette réduction représente un soutien financier substantiel pour les TPE et PME, particulièrement impactées par les variations de charges sociales.

Les petites entreprises conservent par ailleurs leur exonération de forfait social sur l’épargne salariale. L’intéressement et la participation restent totalement exempts de cette contribution additionnelle, contrairement aux structures dépassant le seuil des 50 salariés où seul l’intéressement demeure exonéré.

Impacts budgétaires de la réforme RGDU

Comparaison coûts RGCP vs RGDU par secteur

Les secteurs à forte concentration de salaires proches du SMIC subissent une diminution des allègements avec la RGDU 2026. L’hôtellerie-restauration et le commerce de détail voient leurs économies de charges réduites d’environ 50 à 80 euros par salarié au SMIC comparativement à 2025.

À l’inverse, les entreprises technologiques et de conseil tirent profit de l’extension du plafond à 3 SMIC. Un ingénieur rémunéré 4 500 euros mensuels génère désormais 280 euros d’allègement annuel supplémentaire. Le secteur industriel présente des résultats contrastés selon les niveaux de qualification de ses équipes.

Les entreprises du BTP affichent globalement une neutralité budgétaire grâce à leur structure salariale mixte. Leurs ouvriers qualifiés, souvent rémunérés entre 1,4 et 1,7 SMIC, bénéficient pleinement des nouveaux paramètres de calcul.

Conséquences sur la masse salariale

La transition vers la RGDU impose une révision complète des budgets prévisionnels pour 2026. Les entreprises doivent recalculer leurs charges sociales en intégrant la nouvelle courbe d’allègement, particulièrement sensible entre 1,1 et 1,2 SMIC où le coût du travail augmente légèrement.

Cette réforme modifie les équilibres financiers établis et nécessite une analyse fine par tranche de rémunération. Les directions financières anticipent désormais des variations budgétaires pouvant atteindre 2 à 4% de la masse salariale selon la répartition des effectifs.

L’intégration des primes et heures supplémentaires dans le calcul RGDU amplifie ces fluctuations. Chaque euro versé en prime de partage de la valeur réduit mécaniquement le coefficient d’allègement, alourdissant le coût réel de ces dispositifs incitatifs pour les entreprises.

Stratégies d'optimisation pour les employeurs

Ajustez votre politique de rémunération en privilégiant les hausses salariales ciblées entre 1,4 et 1,7 SMIC pour maximiser les bénéfices de la nouvelle dégressivité. Cette zone offre le meilleur retour sur investissement avec la RGDU.

Repensez vos dispositifs de rémunération variable : l’intéressement devient plus attractif que la prime de partage de la valeur. Contrairement à la PPV qui s’intègre dans le calcul RGDU, l’intéressement préserve vos allègements tout en motivant vos équipes.

Anticipez les projections de masse salariale en simulant différents scénarios d’évolution des rémunérations. Un outil de simulation RGDU vous permettra d’arbitrer entre augmentations individuelles et primes collectives selon leur impact sur vos charges sociales.

Formez vos équipes paie aux nouvelles modalités déclaratives DSN. La complexité accrue de la formule mathématique exige une expertise renforcée pour éviter les erreurs de calcul qui pourraient déclencher des redressements URSSAF.

Mise en œuvre pratique et DSN

Paramétrage paie et déclarations URSSAF

La configuration des logiciels de paie demande une mise à jour majeure des paramètres de calcul pour intégrer la formule complexe à exposant 1,75. Votre éditeur doit adapter les algorithmes de traitement pour gérer automatiquement les nouveaux coefficients Tmin et Tδ selon l’effectif de votre entreprise.

Les déclarations DSN évoluent avec de nouveaux codes de type de personnel (CTP) spécifiques à la RGDU. Les cotisations maladie et allocations familiales utilisent désormais les CTP 001 au taux plein, remplaçant définitivement les anciens taux réduits. Cette modification impacte directement vos flux de données vers l’URSSAF et les caisses de retraite complémentaire.

Vérifiez que votre système calcule correctement les régularisations annuelles en fin d’exercice. La RGDU s’applique sur l’année civile complète, nécessitant un suivi précis des cumuls mensuels pour chaque salarié. Documentez soigneusement vos bases de calcul pour faciliter les contrôles URSSAF et garantir la conformité de vos déclarations.

Outils et ressources pour la transition

Plusieurs simulateurs RGDU gratuits sont disponibles en ligne pour anticiper vos impacts budgétaires. Ces calculateurs Excel intègrent automatiquement les coefficients 2026 et permettent de modéliser différents scénarios d’évolution salariale avant de prendre vos décisions.

Les organismes consulaires proposent des formations spécialisées sur la transition RGDU. Ces sessions d’une demi-journée couvrent les aspects pratiques : calculs, déclarations et optimisation des allègements selon votre secteur d’activité.

Sollicitez l’accompagnement de votre expert-comptable ou consultant paie pour auditer vos processus actuels. Cette expertise externe identifie les points de vigilance spécifiques à votre structure et sécurise votre passage au nouveau dispositif sans erreur de paramétrage.

Points de contrôle et erreurs à éviter

Surveillez attentivement les erreurs de paramétrage qui génèrent des coefficients négatifs dans vos calculs RGDU. Cette anomalie révèle souvent une mauvaise configuration des seuils ou une application incorrecte de la formule mathématique complexe.

Contrôlez systématiquement la cohérence entre vos déclarations DSN et la réalité contractuelle de vos salariés. Les fausses classifications de personnel ou l’oubli de primes variables constituent les principales sources de redressement détectées lors des contrôles URSSAF.

Attention aux dépassements de plafond : la RGDU ne s’applique plus au-delà de 3 SMIC annuels. Un salarié dont la rémunération franchit ce seuil en cours d’année doit voir son traitement ajusté automatiquement. Documentez précisément ces basculements pour justifier vos calculs auprès des organismes de contrôle.

FAQ : RGDU 2026

Quelle différence entre RGDU et réduction Fillon ?

La RGDU remplace la réduction Fillon depuis le 1er janvier 2026. Contrairement à l’ancienne réduction Fillon limitée à 1,6 SMIC, la RGDU s’applique jusqu’à 3 SMIC avec une dégressivité continue. Elle unifie également les anciens dispositifs en supprimant les taux réduits maladie et allocations familiales pour créer un mécanisme unique et simplifié.

Comment calculer concrètement la RGDU 2026 ?

Le calcul utilise la formule suivante :

C = Tmin + (Tδ × [ ½ × ( (3 × SMICannuel / Rem. Annuellebrute) – 1 ) ] 1,75)

Les paramètres sont Tmin = 0,02, Tδ = 0,3773 (entreprises < 50 salariés) ou 0,3813 (≥ 50 salariés), avec un coefficient maximal de 0,3973 ou 0,4013 selon l’effectif.

Quels salariés sont éligibles à la RGDU ?

Tous les salariés affiliés à l’assurance chômage peuvent bénéficier de la RGDU, à condition que leur rémunération brute annuelle reste inférieure à 3 SMIC. Sont concernés les salariés en CDI, CDD, temps partiel, apprentis et salariés en contrat de professionnalisation. Les dirigeants sans contrat de travail, stagiaires et salariés non affiliés au régime d’assurance chômage restent exclus du dispositif.

Quel est l'impact budgétaire de la RGDU pour mon entreprise ?

L’impact varie selon la structure de vos rémunérations et votre effectif. Les entreprises avec des salaires proches du SMIC bénéficient davantage de la RGDU, tandis que celles ayant beaucoup de salariés entre 1,6 et 3 SMIC voient leurs allègements augmenter. Une simulation précise s’avère indispensable pour mesurer l’évolution de vos charges patronales par rapport à 2025.

Comment paramétrer la RGDU dans ma paie ?

Le paramétrage nécessite une mise à jour de votre logiciel de paie pour intégrer la nouvelle formule exponentielle avec les coefficients Tmin et Tδ. Vérifiez que votre système calcule correctement l’exposant 1,75 et distingue les entreprises de moins de 50 salariés de celles de 50 salariés et plus. Configurez les assiettes de cotisations concernées et testez le calcul sur plusieurs profils salariaux avant la production définitive.

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